Après la Première Guerre mondiale, toutes les communes de France ont érigé un monument à la mémoire de ceux qu’elles avaient perdus. Ces œuvres présentent un double témoignage, sur le déroulement de la guerre et sur les mentalités des survivants. Si les hommes sont avant tout représentés dans leur rôle de combattant, d’autres messages apparaissent : l’enracinement dans l’histoire de France, les souffrances des civils, des femmes en particulier, la ferveur religieuse et patriotique, mais aussi la haine de la guerre. Les nations belligérantes sont nombreuses à avoir participé à cet effort commémoratif, sur le territoire français où elles avaient combattu. Leurs cimetières militaires sont la trace internationale de l’hécatombe. Monuments aux morts, monuments commémoratifs, cimetières, nouvel art né en réponse au conflit extraordinaire que fut la Grande Guerre, font partie intégrante de notre patrimoine.
Si certains de ces monuments furent simplement achetés sur catalogue, de véritables œuvres aussi furent commandées aux meilleurs sculpteurs de l’époque, tels Maillol ou Bourdelle.