Juin 1940 :
C’est de nouveau le déferlement des armées allemandes. Il s’agit de fuir cette menace redoutable : c’est l’EXODE.
De partout, des confins des Ardennes, Givet, Vireux, Revin, Charleville…, des convois de réfugiés, à pied, poussant, traînant, se hâtent vers le Sud, vers les derniers trains en partance pour le salut, sous les rafales des avions et avant que ne sautent les derniers ponts.
Puis c’est Tagnon, au-delà de Rethel et le dernier train ; direction la Vendée, les Deux-Sèvres…. l’exode…. la fuite…. vers une TERRE d’ACCUEIL.
Mais l’occupant est déjà là, qui refoule les arrivants vers l’intérieur, les petits villages…
Montalembert, petit bourg des Deux-Sèvres, de 350 habitants accueille des réfugiés.
Un homme, une femme, une fillette de 3 ans ; une maison froide, vide, une paillasse dans un coin….. un voisin apporte une brassée de bois mort… un feu maigrelet crépite : on se resserre on se rapproche...”un peu de lait pour la petite…” ”dormez, on verra demain, il y a de la fougère pour se coucher”
Montalembert, un petit village perdu, en France.
Montalembert, une terre d’accueil ?.... voire, une terre de légendes : au 12e siècle, un château, un bûcher, une jeune fille brûlée vive, une voleuse, une sorcièreune étrangère et cette brume étrangement accrochée aux flans de la colline. une jeune fille venue d’ailleurs c’était souvent comme ça autrefois, avec les étrangers… les temps ont-ils changé ?
A chacun sa croix dans la vieà chacun son ailleurs sur le chemin de l’exil, car en fin de compte, qu’est-ce que la liberté…. ?