Le château d'Omont fait partie de ces monuments fantômes du patrimoine ardennais qui aiguisent et aimantent facilement de nouvelles recherches, tant leur passé prestigieux, par-delà leur disparition, continue à en imposer. Site de hauteur occupé dès le Bas-Empire romain, Omont appartient au petit nombre des communes ardennaises dont parlent des sources narratives antérieures à l'an mil. Érigé sur une terre d'Église, le château aux origines carolingiennes est le berceau de la famille des comtes d'Omont-Rethel, puis le siège de la plus importante prévôté du comté de Rethel. Après 1591, son démantèlement par ordre du roi Henri IV marque une rupture qui accélère le déclin de la place, en même temps qu'il transforme profondément la physionomie de la contrée.
Comment la présence d'un château de hauteur a-t-elle déterminé l'organisation spatiale d'Omont, depuis les premières occupations antiques jusqu'à la fin de l'Ancien Régime ? Comment les rapports entre le pouvoir seigneurial, le pouvoir comtal puis le pouvoir royal se lisent ils dans l'histoire du château et de la prévôté ? Comment les habitants d'Omont ont-ils vécu, subi ou négocié les contraintes imposées par ce centre de pouvoir? Les vingt études réunies dans cet ouvrage, fruit de plusieurs années de recherches, tentent d'apporter une réponse nuancée à ces questions. Le château d'Omont ne fut pas seulement un siège féodal, tantôt centre du pouvoir principal, tantôt relais du pouvoir central, mais a structuré profondément l'identité de ce territoire entre Aisne et Meuse.
Les auteurs
Patrice Bertrand, Xavier Chevallier, Édith Clément, Léo Davy, Claude Grimmer Fontange, Emmanuel Grossin, Jean-Gabriel Harter, Stéphane Jeunehomme, Jean-Pierre Lémant, Cédric Moulis, Philippe Moyen, David Nicolas, Marie Rigaudeau, Florent Simonet (dir.), Bruno Squevin, Michel Tamine, Caroline Trémeaud