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RACINE D'ARDENNES
   

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Racine d'Ardennes vous présente ses dernières nouveautés, la collection privée avec plus de 1700 articles s'est encore enrichie   avec entr'autres : «  En You you de Givet à Liège » d’Hector Van Doorslaer (1876) , « La merveilleuse et très plaisante histoire des quatre fils Aymon » de Gailly de Taurines 1941, « La vie quotidienne dans Sedan "Petite Genève" » de Pierre Congar, «  Sedan, ses deniers, ses archives du XVI° au XIX° siècle » de Marc Leroy et Agnès Tisserand, «  Histoire de la ville de Rethel » d’Emile Jolibois (1847), « Les laminoirs ardennais » de Maurice Verry (1955), « Histoire de la ville et du pays de Sedan » de l’Abbé Pregnon (1856) , « Charles de Gonzague » d’Emile Baudson, « Statistiques du département des Ardennes » 1842, « Guide nature de l'Ardenne » de Raymond Tercafs et Eugène Thiernesse,   « Notice sur le fort de Vaux » « Les Seigneurs de Rocroi » de Dominique de La Barre de Raillicourt, «  Histoire de Gespunsart » de l’Abbé Péchenart, 1877, « Il y a cent ans dans les Ardennes » « Les horreurs de l'invasion 1870.1871 » « Châteaux des Ardennes » de Suzanne Briet , «  Notes sur le Prieuré d'Arnicourt » de l’Abbé Carré, édition de 1887, Une grande grève ardennaise : Revin 1907 » de Roger Szymanski, « Autour de la Place Ducale » et «  Histoire de Charleville » d’Emile Baudson, « Dictionnaire de patois ardennais » et « Histoire de Neufmanil » de Jean Pol Cordier,   « Anno Dazumal in der Champagne » photos réalisées par le Gl allemand Feller des villages occupés des Ardennes entre 1914 et 1917, ont  été ajoutés d'anciens numéros de revues, tous ne sont pas encore incorporés n’hésitez pas à faire une demande.. Attention la collection privée est souvent en exemplaire unique ...

 Vous ne trouvez pas le livre recherché vous pouvez me faire une demande, je ne l’ai peut-être pas encore référencé.

 Les dernières parutions

Coronavirus oblige très peu de nouvelles parutions en ces mois difficiles, nul doute que le retard sera vite compensé. Profitez-en pour voir ou revoir les anciennes parutions

 

Ardenne Wallonne

N° 156

 

Sommaire
- Sur la route de l'ardoise (Michel Perpète)
- Le général Louis Charbonnier (Jean François Pinard)
- Louis François Joseph Fayelle (Marc Belvaux)
- Robert de Gimnée (Joseph Henquin)
- L'ardenne, son ardoise (Vincent Anciaux
- Les Ressorts ardennais (Michel Henrot)
- Givet a manqué son tour en 1982 ( Michel perpète)
- Hargnies, septembre 1944 (Jean François Delarue)
- Christian Delire nous a quittés
- Li p'tit banc (Emile Wiket)
Notes et archives
- Vireux Molhain : l'inscription du baldaquin de l'autel
- Florennes : L'abbaye et les abbés originaires de la pointe
- Il y avait 1 189 prisonniers anglais à Givet 

Les Amis de l’Ardenne

 N° 67

 Sommaire
- Un entretien avec Yanny Hureaux (Jean Pierre Lambot)
- Sur l'Ardenne, l'Eifel et Pierre Notomb (Jean Pierre Lambot)
- Henri Pierre Faffin, un auteur stavelotain oublié (Marc Lamboray)
- Howards'Pipe (Jules Gilles Boulard)
- Présentation du peintre Jacques Ballériaux par lui même
- Sur le don en art (Jacques Ballériaux)
- Histoires de Scailtons (Jean Pierre Echterbille)
- Dans l'atelier de Michel Gillet (Jean Pierre Lambot)
- Les écorchés de Rurhof (Albert Moxhet)
- Les veaux emakralés (Albert Moxhet)
- Vresse, creuset de la maturité dans l'oeuvre de Jacques Vander Elst (Guy Gilquin)
- Romantisme en conserve (Dominique Pagnier)
- La sylvaine , la forêt faite femme (Jean Luc Duvivier de Fortemps)
...

 

 

Aux Editions CVRH

Les réfugiés des Ardennes en Vendée, 1940

De Christophe Dubois

 

10 mai 1940. À l’aube, le département des Ardennes est pris dans la tourmente de l’Exode. Entièrement évacué sur ordre militaire, il se vide en quelques jours de ses habitants. Plus de 80 000 d’entre eux se rendent, souvent à pied, en Vendée, là où le repliement est prévu en cas de conflit.

Au bout d’un chemin de souffrance, commence une histoire d’amitié et de solidarité entre les habitants des deux départements. De très nombreux Ardennais vont en effet s’installer en Vendée pour plusieurs années. Certains d’entre eux vont épouser des Vendéens, y fonder un foyer. Ces destins croisés entre Ardennais et Vendéens sont le creuset d’une mémoire commune qui reste vive plusieurs décennies après les faits.

 

Au Pays des Rièzes et des Sarts

N° 235

 Sommaire
- Balade sur la place d'armes et la place verte de Rocroi (Marie France Barbe)
- L'Escaillière : ses écoles, ses enseignants.. (Suite et fin) (Michel Baudy)
- L'abreuvoir du bout de lauvaux est menacé par le bocard d'entre les eaux en 1894 (Arthur Boulvain)
- Un demi-siècle de tennis de table régional (Dominique Lion)
...

N° 236

Sommaire
- Couvin et le tennis (Jacky Mathy)
- Intérêt historique de la reconstitution de la bataille de Rocroi (Françoise et Pierre Roger)
- Le moulin de Géronsart (Jacky Mathy)
- Lettre de Lili Leignel, rescapée de la Shoah
...

Le Pays d'Yvois
N° 17
 

Sommaire
- Quand l'histoire de Carignan s'exporte au-delà de la frontière des Ardennes (Jean Migette)
- François Joseph Phocion Hablot (Corinne Lecompte)
- Les tanneries d'Yvois Carignan (Francis Raymond)
- Quelque part au pays des songes (Yves Surmonne, Yvan Bilianski)
- Carignan et la grierre franco-prussienne de 1870.71 (Jean Luc Guien)
-  Les Soeurs de Ste Chrétienne à Carignan (Francis Raymond)
- Les bornes délimitant les anciennes propriétés de l'Abbaye d'Orval dans le pays d'Yvois (Guy Debande)
- Paul Schneider : un yvoisien méconnu (Michèle Rambourg)
- Projet de restauration de tableaux de l'église collégiale de Carignan ( Francis Raymond)
- Le canton de Carignan en 1931, physionomie industrielle et commerciale (Jean Luc Guien)
- Tricentenaire de la naissance d'un artisan d'exception : Jean André Le Paute , Horloger du Roy (Christophe Hubert)
- Le pays peint en vers (Jean Luc Guien)
- Jean Maco, curé de Villy en 1634 (Jean Migette)
- Une distribution de colis à Carignan pendant la Seconde Guerre (Francis Raymond)
- Les archives de la ville d'Yvois-Carignan (Jean Luc Guien)
- D'un monument à l'autre (Corinne Lecompte)
- Une catastrophe à Carignan en 1934 (Francis Raymond)
- Essai de démographie historique : naître dans un village ardennais entre 1686 et 1786, l'exemple de Sailly (Delphine Liégeois)
...

...

Éditions Terres Ardennaises

 

N° 150

Femmes remarquables des Ardennes

Un magnifique numéro à ne pas manquer

 

Sommaire
- Femmes résistantes
- Lidia Collin-Alessi-Anghini (Marie France Barbe)
- Marie Hélène Cardot Jacquemin (Marie France Barbe)
- Marguerite Fontaine (Robert Pascolo)
- Cécilia Gazanaire (Guy Patoureaux)
- Eva Thomé (Marie France Barbe)
- Léa Quatreville Millet (Sylvie Laverdine)
Pacifistes et féministes
- Hélène Brion (Alain Chiron)
- Jeanne Mélin (Jacques Lambert)
Femmes dans la guerre ou dans les guerres
- Marie Louis Dromart Grès (Guy Lépine)
- Mireille Miltsztayn (Mireille Miltsztayn)
Pionnières
- Yvonne Dauby (Jacques Lambert)
- Yvonne Edmond Foinant (Claire Hugerot)
- Monique Gentil Drapier (Jean Pierre penisson)
- Marguerite Lebrun Nivoit (Claire Hugerot)
- Elisabeth Lion (Claire Hugerot)
- Alexandrine Pommery Mélin (Françoise Parizel)
- Geneviève Robida (Jean Pierre Pénisson)
- Andrée Viénot Mayrish (Marie France Barbe)
Artistes
- Jeanne Marie Darré (Jacques Lambert)
- Elisabeth de la Mauvinière (Sylvie Laverdine)
- Marie Madeleine Petit Falaize (Sylvie Laverdine)
- Marguerite Sarazin (Sylvie Laverdine)
- Edmée Schmittel Nicaise (Sylvie Laverdine)
- Henriette Tirman (Françoise Parizel)
Tableaux généalogiques par Alain Chapellier

 

Belleville sur Bar

Sanctuaire ardennais de l’aide à l’enfance

Béatrice Verney

 

Société d’Histoire et d’archéologie du Sedanais

 

Le Pays Sedanais N° 38

 

Sommaire
- L'ultime tentative de conversion de Françoise de Bourbon par son père en 1572 (Aurélien Behr)
- L'hôpital de Sedan, histoire et archives (Vincent Fay)
- Parer à une offensive allemande sur Sedan : préparations et illusions de l'armée française entre 1937 et 1940 (Jean Gabriel Harter)
- L'avénement moderniste à Sedan, la genèse des immeubles " les Peignes "entre 1945 et 1951( Anne Sophie Wallart)
- ...

 

Haraucourt, 50 mois d'occupation vus par l'Abbé Lebrun

Jean Marie Totot

 

Curé d'Haraucourt durant 25 années presque également partagées autour de ce terrible épisode que furent les 50 mois d'occupation allemande de septembre 1914 à novembre 1918, l'abbé Lebrun établit, à la demande de sa hiérarchie, un rapport circonstancié des événements survenus alors dans sa paroisse. Presque trois années se sont écoulées lorsque Jacques Ovide Lebrun achève la rédaction de ce compte rendu (juillet 1921). Faut-il voir là, la cause des approximations - et parfois des erreurs -que l'on trouve de temps à autre sous la plume de notre curé ? Par ailleurs, le récit du prêtre doit beaucoup à celui d'un autre témoin privilégié : Alexandre Lambert, secrétaire de mairie d'Haraucourt durant cette guerre, qui tint à jour avec une constance scrupuleuse une chronique détaillée de ces temps difficiles...

 

Le Pays des Hautes Rivières  

N° 16

Sommaire
- Evoquons Yvette Barré-Barteaux
- 1940 : des Spahis dans la vallée de la Semoy
- Grands froids, embâcles et débâcles
- Parlons patois : la Confiture
- Le défrichement
- Photos : usine Vautier Frères
- Echo d'un hameau disparu : la Dauphiné
- Avant ... Après : Quartier du moulin, Roche Margot

 

Loic DELAFAITE

Rimogne en cartes postales

Une nouvelle publication de notre historien prolifique

 

Société d’Histoire des Ardennes

Revue Historique Ardennaise N° 51

 

Sommaire
- Le Dr Jean Georges Rozoy (1922-2019) (Maxe,nce Pieters, Florent Simonet)
- Saint Berthaud à Chaumont Porcien (Jackie Lusse)
- La dévotion des Ardennais à Saint Marcoul , la réaffirmation du culte catholique (1657-1714) (Renaud Toussaint)
- Le siège de Givet de 1815
- La congrégation enseignante des Soeurs Sainte Chrétienne de Revin (1845-1903) (Grégory Kaczmarek)
- Résistants en Thiérache ardennaise (1914.1918) (Jean Louis Michelet)
- Il y a cent ans, Poilcourt était adopté par Sydney (Jean Luc Guillaume, Emeric Van Sante)
- Votes pour l'héridité impériale (Jean Paul Desaive)
- Frères d'armes : Désiré, Camille et Paul Lambin (Annick Pierron-Lalucq)
- Les cinq dernières semaines de l'Algérie française et l'exode tragique des pieds noirs (Philippe Nicolas)
- ...
 

Le Livre d'Histoire/Lorisse

 
La Marne en feu

Charles Le Goffic

 

Il est probable que si Joffre avait eu le choix de la dénomination de la bataille de la Marne, il aurait choisi un autre terme, plus conforme à la vérité historique et géographique. Une telle amplitude de front ne s'était jamais rencontrée dans l'histoire, et pour la contenir dans une appellation congruente, il eût fallu recourir au langage des abstractions : elle aurait pu s'appeler la bataille du Redressement, par exemple. En lui préférant un nom plus concret mais qui l'enfermait dans un canton étroit, l'opinion publique a peut-être cédé « à l'obscure suggestion qui émane de ces vastes plaines de la Champagne, dont la craie semble une poussière d'ossements et où, d'Aurélien à Napoléon, en passant par Attila, se sont joués presque à toutes les époques, les destins de l'Occident latin aux prises avec la barbarie germaine ». Vieux nom celtique, la Marne signifie la mère, bien que la « tortueuse compatriote » de Diderot, aux eaux claires, lentes et flexibles, ressemble davantage à une nymphe nonchalante. Ni l'Aisne, sur les bords de laquelle la bataille allait ensuite se transporter et se fixer pendant plus de trois ans ; ni la Meuse aux heures rouges de Verdun, ni la Somme lors de l'offensive de 1916, ne furent l'objet d'une dévotion aussi fervente. Lorsque Foch prit le commandement de la 9e armée nouvellement constituée, il était stratégiquement inconnu, sauf de Castelnau et de Joffre. Le 5 septembre 1914, les dernières troupes françaises traversaient les marais de Saint-Gond. Cinq jours de corps à corps, de charges à la baïonnette, de duels d'artillerie ininterrompus, provoquèrent « un brouillard de fumée », comme l'écrivit l'instituteur, M. Roland, dans son journal. Par une illumination de génie, au soir du 8 septembre, accablé sous des forces disproportionnées, Joffre imagina une rocade de la 42e division aux conséquences immédiates et dont l'effet moral fut prodigieux sur ses troupes, donnant l'élan nécessaire pour se jeter sur les talons de l'ennemi et lui enlever Fère-Champenoise dans la nuit du 9 au 10. Quand les vapeurs se dissipèrent, le 10 au matin, « vingt cadavres de villages jonchaient les berges des marais ». Le bétail gisait les pattes en l'air, les vignes pendaient calcinées, la volaille donnait des signes d'empoisonnement, mais sur toute la ligne, l'ennemi battait en retraite. Sur les chaussées, jusqu'à la Marne, la boue « était rouge comme s'il avait plu du sang ».

 

Les encriers gelés

 

Un récit sur la Deuxième Guerre mondiale peut sembler être la répétition de faits connus de tous. Celui-ci est exceptionnel : il retrace non seulement les émotions d'un jeune garçon face à la drôle de guerre, mais chacun de ses regards est remis dans son contexte historique, géographique et sentimental. C'est la qualité d'écriture du journaliste chroniqueur que l'on retrouve ici. 

Au fur et à mesure de son exode ou de son retour vers la maison familiale, l'auteur décrit avec précision les lieux, les maisons, les ruines qu'il découvre. Le lecteur peut ainsi aisément imaginer les dégâts de la guerre, ses horreurs, les trahisons et l'immense injustice qu'elle représente.
L'auteur a pris des notes sur ses cahiers d'écolier pendant toute cette période. Une écriture réfléchie après les faits n'aurait pas permis une telle fraîcheur et une telle spontanéité. « Toutes ces notes prises à chaud, remises au propre dans un style direct constituent un modeste témoignage de ce que fut l'existence de milliers de gosses de son âge, confrontés aux privations de tous ordres, aux occupants, aux hivers rigoureux. » Que le lecteur ne recherche pas un cours d'histoire au travers de ces lignes. Il n'y trouvera que souvenirs, émotions, joies ou pleurs. Il imaginera aussi les écoliers rentrant sagement, un matin d'hiver dans leur salle de classe glacée, ouvrant leur cahier sur ordre du maître, et s'apprêtant à écrire, découvrant déconcertés que leurs encriers étaient gelés.

 

La guerre en Picardie 1914.1918

Maurice Thiery

 

   Placée à l'avant-garde des frontières françaises, la Picardie a subi de tout temps le choc des armées qui venaient du nord. Pourtant, jamais la région du Santerre n'a si bien mérité le nom de terre de sang que lors de la Grande Guerre. Jamais elle n'en avait bu autant, répandu sur elle par l'envahisseur, dont les soldats dauphinois, savoyards, bretons et picards ont fait d'effroyables hécatombes. Après la bataille de Charleroi, les Allemands envahirent la France et se dirigèrent vers Paris où ils espéraient arriver rapidement. Souvent arrêtés par des combats opiniâtres au cours de leur ruée foudroyante, ils pénétrèrent en Picardie dans la journée du 27 août 1914. Lorsqu'une patrouille de cinq uhlans entra au Catelet, un soldat britannique abattit un cavalier allemand et son cheval. Les renforts allemands ne tardèrent pas à arriver et, sous prétexte que les tirs auraient été l'œuvre d'un civil, ils terrorisèrent et humilièrent six otages, dont le curé qu'ils menacèrent d'enterrer vivant dans son jardin. Si grâce à l'autopsie du soldat allemand abattu et à la découverte de la balle anglaise, le village échappa au bombardement auquel il semblait voué, la plupart des habitations furent saccagées, souillées et dévalisées. Les villages d'Epehy et de Péronne subirent un sort similaire. L'armée impériale avait ordre de détruire impitoyablement toutes les usines concurrentes de l'industrie allemande. Parce que les Anglais préféraient le sucre français au sucre allemand, les raffineries furent systématiquement anéanties. Dans l'histoire de cette terrible guerre, Albert figure au premier rang des communes les plus éprouvées. Dans l'après-midi du 29 septembre 1914, les obus commencèrent à tomber sur la ville qui bientôt s'effondra littéralement comme un château de cartes. Trois heures plus tard à la faveur d'une première accalmie, les habitants sortirent de leurs caves et entreprirent le lugubre défilé de leur exode, tandis qu'au milieu du brasier, seule la basilique Notre-Dame de Brebières émergeait, masse rouge et sanglante dont le grand dôme doré et la statue de la Vierge se dressaient, semblant défier le feu de l'ennemi. L'édifice ne résista pourtant pas au second bombardement de la cité, le 22 octobre suivant. Maurice Thiéry rend hommage aux plus humbles qui firent souvent preuve de courage et d'héroïsme. Principale du pensionnat Jeanne d'Arc de Roye, la frêle Mlle Mériglier que les Allemands surnommèrent « la bonne dame de Roye » pour les soins qu'elle prodigua à leurs blessés, sauva la vie de dix Britanniques qu'elle cacha dans ses murs qui hébergeaient alors cinquante ennemis.

 

Verdun (juin-juillet 1916) La montagne de Reims (mai-juin 1918)

 

Lorsque César Méléra arrive à Bois Saint-Pierre dans l'après-midi du 5 juin 1916, après deux heures d'errance sous la pluie pour chercher l'emplacement du bivouac, il est fourbu. Chacun tente tant bien que mal de trouver un abri. Le kilogramme de paille distribué à chaque militaire s'est vite enfoncé dans la boue ; le pain et les capotes sont trempés. Au petit matin, un homme de la 1re compagnie est étendu, la cervelle vide : « fusil placé près de lui, il a poussé la gâchette et a résolu le sombre infini ». Le régiment de zouaves d'Oran, le meilleur de l'armée de Verdun, a rejoint la Coloniale. Ordre est donné de se rendre au fort de Tavannes pour huit jours, sans ravitaillement. Le 12 juin à 20 heures, alors que déjà nombreux sont ceux qui ont été fauchés par les obus, l'auteur raconte : « On va entrer dans la fournaise. Calme absolu : il faut que les destinées s'accomplissent ». Puis, à minuit : « Un 137 autrichien s'obstine à taper un peu en avant, un peu en arrière de moi : je pense à cette chambre de cauchemar d'Edgar Poe dont les murs se resserrent les uns sur les autres, un puits au centre. Cauchemar ». Au terme de cette nuit, il ne reste plus un seul mètre qui n'ait été labouré, plus un brin d'herbe, plus un fétu de bois. Les hommes sont des paquets de boue. On ne reconnaît plus à deux mètres un zouave d'un colonial. Les morts ne sont pas épargnés non plus. Gayol, que César Méléra a fait enterrer la nuit, est déterré et cisaillé en deux par un obus. « Qui n'a vu des blessés râlant sur le champ de bataille, sans soins, buvant leur urine pour calmer la soif, et la vie des hommes sous le tunnel de Metz à Verdun, n'a rien vu de la guerre. Verdun est terrible, pas plus que ne le fut Arras ou l'Yser en 1914, il est terrible en ce qu'on y est obligé de soutenir une guerre de rase campagne contre des moyens de forteresse ; il est terrible parce que l'homme s'y bat contre du matériel en ayant la sensation de taper dans le vide ; il est terrible encore plus parce qu'il est impossible d'y manger, d'y avoir chaud et surtout d'y dormir ». Deux ans plus tard, l'auteur revient de sa bataille sur la montagne de Reims. « Ce fut un beau travail, un art sanglant qui ne ressemblait en rien au charnier, à la pourriture de Verdun. » Parti avec 475 hommes, le bataillon ne revint qu'avec 135 rescapés. Il a sauvé Reims et la montagne en se sacrifiant. « Après Verdun, vainqueurs, nous restions des loques angoissées ; ici battus, nous sommes fatigués, mais pleins de confiance. Le flot monte mais reflue en vagues sanglantes ».

Aux Editions CDIP
GENEATIQUE 2020
 

Le logiciel Généatique, référence des logiciels Windows pour les généalogistes depuis 1989, permet d'organiser vos données, d’imprimer et de partager vos recherches !

Construisez votre arbre en saisissant les détails sur vos ancêtres, et en l'enrichissant de photos et de notes.

Avec une interface conviviale et un accès rapide aux fonctions essentielles, saisissez facilement les fiches de chaque personne (dates, lieux, etc.)

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Profitez des archives de l'état-civil depuis votre logiciel !

Nouveau dans cette édition :

- Création d'un recueil d’arbres

- Chronogramme historique

- Calcul de la mobilité en Km

- Synchronisation automatique

- Paramétrage avancé des arbres généalogiques


Nouveautés 2020

- Aide à la transcription d'acte

- Saisie des registres matricules

 - Recherche par événements

 - Ajout direct d'un événement

 - Personnaliser les catégories de notes

 - Nouveaux modèles d'arbres

 - Visualiser l'arbre depuis la carte des migrations

 - Ajouts des frères et sœurs d'enfants

 - ...

 

 

CREHLoM

N° 17

 

 Sommaire
-Statuts des ardoisiers de Monthermé
- Acte notarié du 26 vendémiaire an IX
- L'ardoise, support de l'écriture
- Des cafés ... et des souvenirs
- Monthermé change de visage (II)
- Rectificatif pour les moulins de Laval Dieu
- Souvenir de ma vallée
- la fête du café
...

 

Auto Edition

La guerre de Trois

La saga de 50 ans de vie politique ardennaise

Jacques Bonfils

 

Editions Harlaut

Pâtés, tourtes , terrines en Champagne

Lise Bésème Pia

 

 

Horizons d'Argonne
 N° 96
 

Sommaire

- Hommage à Michel Boinnard (Pierre Boinnard)
- Un céramiste argonnais : Jean Baptiste Louis Preinsler (Jackie Lusse)
- La reconversion des verriers argonnais : Grandidier (Laurent Weiss)
- Les seigneurs de Buzancy et la vie de château sous l'ancien régime (Gilles Deoche)
- US Argonne, une connexion veriière portée par Jean Baptiste de Bonnay de La Rouvelle (Guy de Rouvray)
- Les députés argonnais pendant la grande guerre (Daniel Hochedez)
- Quand une élève sauvait le lycée de Vouziers (Gilles déroche)
- Lucien Houllemare (Gilles Déroche)
- Le platane de la Harazée (Daniel Hochedez)
...

 
Maison de l’Histoire du Plateau de Rocroy et des Fagnes

L'Hobette N° 25

 

Sommaire
- Le sort des mobilisés pendant la Première Guerre mondiale (MF Barbe, MT Duflot, Joél Thevenin)
- Rocroi libéré par les Italiens le 10 novembre 1918 (Marie Françoise Gustin)
- Drames et énigmes dans notre communauté Gué d'Hossoise en 1914.1918 (Marie Thérèse Duflot)
- Unique à Rocroi , le style Art Déco de la Caisse d'Epargne et de Prévoyance (Marie France Barbe)
- La naissance du basket-ball à Rocroi (Marie France Barbe)
- A propos de la bataille de Rocroi : les archives de Chantilly, d'Artagnan présent ? (Marie France Barbe)
- Célébration du 375 e anniversaire (Philippe Papier)
...

 

Éditions Généalogiques de la Voûte   

 

Le 20ème fascicule de votre serviteur

Les De Leignier  essai généalogique

Alain Chapellier

  

La famille de Leignier est une ancienne famille originaire de Champagne, seigneurs d'Inaumont, de Berlize et d'Arnicourt, elle fut maintenue dans la noblesse par arrêt de juin 1668.
Le plus ancien connu est Jean (ou Jeannot) de LEIGNIER, (aussi appellé de Ligny), seigneur de Chardeny en 1517

Les Amis du Patrimoine de Mouzon
N° 28
 

Sommaire

- in mémoriam : Désiré Huart

- Les maisons espagnoles de Mouzon et la dendrochronologie (Alain Renard)

- Projet sur l'activité commerciale et artisanale à Mouzon de 1900 à nos jours (Guy Cochard)

- L'année 1918 (Alain renard)

- Le 11 novembre 1918 à Mouzon (Manuel Tejedo-Cruz)

- "Mouzon il y a 40 ans !" L'année 1974 à travers les bulletins municipaux (Alain Renard)

- "Monsieur" (Françoise Thomas)

- La vie, le véritable patrimoine à sauvegarder (Joël Antoine)

- Lambert Charles-Henri, et l'Esperanto (Guy Cochart, Alain Renard)

- Nathalie Piquart , la mémoire au quotidien

- Les chemins de Saint Jacques de Compostelle (Paul Motte)

- le football à Mouzon (Jean Marie Mabillon)

- .... 
 
Aux Editions Généalogiques de La Voûte
Ouvrages d'Alain Chapellier 
Des Hommes aux Racines d'Ardennes
 
Utilitaires
- Communes et anciennes paroisses des Ardennes
- Utilitaires aux recherches dans les dépôts d'archives
 

Essais généalogiques : Familles d'Ardennes
- Les Ayvelles
- Des Laires
- De Bohan
- De Pavant
- De Bournonville
- De Castres
- Duguet
- De La Chevardière

- De Leignier
- De Saint Quentin

 

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